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Un trio grâce à une soirée Gentle – Suite et fin


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[Ce texte est la suite - et la fin - du début d'une aventure racontée ici]

Jour J, H-4: Montrouge

L’idée se fait plus précise tandis que l’eau réchauffe mon corps. Cette douche semble être le seul rempart contre mon appréhension, ma peur de me retrouver face à deux hommes. L’eau ne parvient décidément pas à amoindrir le feu qui brûle en moi… John que je risque peut être de perdre.
Charles que je n’ai vu qu’une seule fois. Je dois être folle.
Je m’épile, me maquille, me vernis les ongles, choisi mes sous vêtements, je suis à la lettre le planning mental que je m’étais fixé.
Je déplie mes collants, leur contact satiné me brûle les doigts, l’angoisse m’envahit. Cela arrivera aujourd’hui.

Jour J, H-1: Métro parisien

John pianote sur son smartphone distraitement, mon regard se fixe sur ces hommes et ces femmes sans couleurs drogués malgré eux au métro, boulot, dodo.
Je souris bêtement, je ris même sans raison, moyen imbécile qu’a trouvé mon cerveau pour dissiper la tension qui crispe mes muscles.

Jour J, Heure H, M-30min : Café parisien

Nous arrivons au point de RDV fixé préalablement. Dans l’attente, je sirote un verre de rouge… en plein après-midi…Charles va certainement me penser alcoolique.

Le voilà qui arrive, le voilà qui s’installe. De quelle couleurs sont tes yeux Charles? Que me dira ton regard? Que puis-je silencieusement apprendre de toi? J’observe à défaut de parler.
Les 2 hommes ont déjà trouvé leurs marques et s’engagent dans un discours passionné concernant leur vie professionnelle.
Je me sens rapidement exclue de leurs babillages… Quelle est leur stratégie au juste? J’imagine que ces deux coqs se jaugent. Je me sens bien seule cependant.

Jours J, Heure H, M-10min : Hôtel Parisien

Le jeune réceptionniste nous tend la clé de la chambre réservée pour l’occasion, il s’appelle Charles, quelle ironie!
Je vois à son regard de novice mi-gêné mi-lubrique qu’il a compris ce qui allait se dérouler entre les murs de son établissement, je m’en amuse mentalement : un jour, ses petits enfants se délecteront bien de ces anecdotes salaces.
L’ascenseur arrive, petit espace confiné à l’atmosphère lourde de mystère, où 3 corps se glissent bientôt sans mot dire jusqu’au 4ème étage.

Jour J, Heure H, Minute M : chambre 79

Dans l’exiguïté sombre de cette petite chambre , tandis que la foule grise et taciturne déambule tristement sur les boulevards parisiens, 2 hommes et 1 femme se retrouvent le cœur palpitant, le corps moite. Avides de nouvelles sensations, l’esprit encore embrumé par une gêne indicible, 3 corps se cherchent.

John me prend par la taille, m’enlace , m’embrasse, mon corps se détend, je ferme les yeux, attentive uniquement aux réactions de mon épiderme.
Une main sur mon visage, une main sur ma cuisse , ma robe tombe, ma culotte glisse sur mes genoux … Une main effleure mon épaule, défait mon soutien gorge d’un geste leste et étudié.

De l’adrénaline…

Des frissons..

Du plaisir…

Du désir…

Je reviens à moi, ma raison m’alarme que cette troisième main n’est pas celle de mon amant habituel.
Je me fous de ma raison.

Il est là cet autre, derrière moi, m’embrassant le cou, parcourant déjà mon corps. Je ne me retourne pas, pas encore, je cherche du courage dans les baisers de John.
Et pourtant, mes doigts ne m’obéissent plus, ils souhaitent avidement parcourir, tâter, connaitre la peau de cet autre. Mes doigts effleurent alors cet autre main, enroulent délicatement cet autre bras, ils souhaitent descendre plus bas… non… pas encore…

Mon visage se tourne vers cet autre, nos regards se croisent, nos lèvres s’appellent, nos langues s’enroulent.
Charles a des yeux couleurs d’automne, infiniment doux. Je m’abandonne à ses baisers et à ses caresses. La peur s’est enfuie faisant place à une audace méconnue.

 

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Me concentrer sur mon corps…
4 mains me détaillent, étudient la lourdeur de mes seins, la rondeur de mon cul, l’humidité de mon sexe.

La tête me tourne, le lit m’accueille, je dois m’abandonner à ce désir absolu d’être l’objet du désir de ces deux hommes.
Je souris à Charles, lui supplie de se déshabiller enfin.

John ne m’a pas quitté du regard, j’ai envie de lui, de sa queue tendue par l’excitation de cette situation inédite.
Je m’approche telle une louve à genoux, vers l’objet de mon désir.
Ma bouche s’enfonce le long de la bite de John, ma langue se délecte du contact de son gland.
Charles doit être nu maintenant. Nous observe-t’il?… Ses yeux parcourent-ils ma nuque, mon dos, mon cul, ma chatte offerte?

J’abandonne alors le sexe de John pour celui de Charles.
Il caresse mes cheveux, sa satisfaction n’est pas complète, ses mains prennent ma tête et forcent ma bouche à aller plus bas, toujours plus bas, toujours plus vite.
Ses bras font ce qu’ils veulent de moi, et nous nous retrouvons rapidement en 69 sans que j’en ai conscience, ma chatte goutte alors à la langue habile de Charles.

Je sais John totalement surexcité par mon abandon, par ma non retenue… Son plaisir m’excite. J’ai BESOIN d’être remplie, je veux être remplie !

Je m’allonge sur le dos, ferme les yeux, mes seins, mes tétons érigés sont savamment pressés par Charles.
John prend une de mes jambes inconsciemment serrées jusque là et l’écarte. Charles me prend l’autre et l’écarte également.
John me fait lécher ses doigts et me pénétré subitement. Je ne demandais que ça.
Charles fait rouler mon clitoris entre ces doigts, je ne souhaitais que ça.
Je sens monter en moi les prémices d’un orgasme qui d’habitude est si lent à venir. J’oublie tout , je jouis comme jamais.
Je leur souris, d’un sourire mutin qui veut dire « encore! ».

Les doigts de Charles ne m’ont pas encore goutté, je le somme silencieusement d’enfin me pénétrer avec.

Mets toi à 4 pattes alors…

Je lui présente mon cul, 3 doigts s’enfoncent. Je le sens pressant, il m’empoigne les hanches, ses doigts ne suffisent plus, sa queue me pénètre.
Sa main avide presse fermement mon dos, je dois me cambrer. Mon cul est écarté, malaxé, mes trous sont vus sous tous les angles.
Ses va-et-vient se font de plus en plus forts.
J’halète, et pourtant John m’enfonce son sexe dans la bouche. Les coups de reins de Charles sont trop forts, trop puissants maintenant, je crie d’un plaisir animal. John comprend qu’il m’est impossible de le sucer, il s’assied au pied du lit et mate à s’en péter la rétine.

Charles s’écarte pour laisser la place à John. Il n’attendait que ça et n’empoigne, me retourne, s’enfonce en moi, mes cuisses entourant son corps conquérant.
Le feu dévore son bassin, son sexe brûle d’une envie de plaisirs inassouvis. Il me baise comme jamais.

Le regard de Charles se fait pénétrant, son sexe redevient vigoureux… Je l’imagine aussi voyeur que John.

Cette intuition doit être la bonne. John s’étant à peine retiré, Charles ramène mes jambes vers lui, les soulève, les tient avec force tandis qu’il s’enfonce encore en moi. Il prend ma main et la pousse vers ses couilles, je dois les compresser… Je ne sais pas si je m’y prends bien. Il a l’air d’apprécier pourtant.
Et pour la première fois je vois Charles fermer ses yeux pour mieux s’investir, se plonger dans son propre désir.

je vais jouir

l’entends-je murmurer dans un râle.

Je lui souris encore, pendant que son orgasme résonne à l’intérieur de moi.

Les corps sont moites, les souffles courts. Je me couche entre mes 2 amants. Les yeux de John sont emplis d’amour, les sages caresses de Charles ne sont que douceur.
Les 2 hommes se parlent, je n’entends rien, je souhaite encore profiter de ce moment fugace et incongru où 3 corps se touchent. Plus rien n’a d’importance.
Le dialogue se tarit, John me veut pour lui seule désormais.
Charles se lève, m’embrasse à pleine bouche une dernière fois, me tient la main une dernière fois, il part. Ce fut trop court…

John est là, je sens sa chaleur, sa bienveillance à mon égard. Nous faisons l’amour.
Cet homme m’aime inconditionnellement. Mes yeux croisent les siens, cette expérience n’a pas gâté notre amour, elle n’a fait que renforcer notre complicité.
Je t’aime John

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